STEPHANE DENEVE EN REPETITION A ROULERS
2017 - STEPHANE DENEVE EN REPETITION A ROULERS
CULTURE
STEPHANE DENEVE EN REPETITION A ROULERS
Publié le 05-11-2017
A 45 ans, Stéphane Denève figure parmi les plus jeunes grands chefs d’orchestre internationaux. Il dirige aujourd’hui l’Orchestre Philharmonique de Bruxelles après avoir pris la direction pendant sept ans, de 2005 à 2012, de l’Orchestre National Royal d’Ecosse, ou encore celui de la radio de Stuttgart en Allemagne. Il est aussi le « principal guest conductor » du Philadelphia Orchestra et il sera aussi en 2019 le nouveau directeur musical de l’Orchestre symphonique de Saint-Louis, toujours aux Etats-Unis, dans l’Etat du Missouri. S’il voyage beaucoup, glane les prix comme pour dernièrement l’écoute en aveugle de « La valse » de Maurice Ravel – « Chez Stéphane Denève, tout y est, les couleurs, la fluidité, la finesse des détails, la force des contrastes, le sentiment tragique », peut-on lire dans le Classica d’octobre 2017 – il apprécie les retours aux sources. Dernièrement, il donnait à Roulers un concert non loin de ses origines roncquoises. L’occasion de revenir sur ses premiers pas musicaux, à la Philharmonie de Roncq et à l’Harmonie d’Halluin, à l’Ecole Municipale de Musique de Roncq, à la Lyre halluinoise, au Conservatoire de Tourcoing, puis de Paris.« J’ai effectué mes premiers pas avec la Philharmonie de Roncq où mon père jouait du tuba », se souvient-il, « André Tiberghien m’a enseigné le cornet à piston et j’ai rejoint mon père au sein de cette société. J’ai démarré le piano à l’école de la Croix-Blanche à Bondues, et j’ai d’ailleurs poursuivi la pratique de cet instrument au conservatoire de Tourcoing. Je garde des souvenirs émouvants de grands musiciens comme l’immense Guy Deceuninck à l’Harmonie d’Halluin qui a été une source d’inspiration pour moi ou l’exceptionnel Michel Jakobiec, à la tête de ce merveilleux chœur d’hommes « La Lyre halluinoise » qui est devenue une vraie famille ». Il dirige son premier orchestre à 14 ans « Au conservatoire de Tourcoing dirigé par Bruno Membrey, je voulais rentrer dans la classe d’initiation à la direction d’orchestre – chez les parents de Stéphane Denève, on peut voir une photo de lui enfant, debout sur une chaise mimant les gestes d’un chef d’orchestre alors qu’il n’a que trois ans et demi ! – mais j’étais trop jeune à 13 ans même si j’étais de grande taille. Ma maman a alors lourdement insisté et elle a bien fait. Bruno Membrey a accepté que j’intègre cette classe et j’ai dirigé mon premier concert à l’âge de 14 ans ».N’ayant de cesse de développer son amour de la musique, de s’imprégner de la chaleur musicale, il rejoint le conservatoire de Paris à 18 ans et va vivre à 22 ans sa première expérience professionnelle avec un opéra, « Cosi fan tutte » de Mozart. « J’ai d’abord beaucoup dirigé en tant que chef invité à l’Opéra de Paris et dans bien des endroits en France et j’ai pris en 2005 la direction de l’Orchestre National Royal d’Ecosse ». Il y restera sept ans à l’issue desquels hommage lui sera rendu sous forme d’un buste en bronze à son effigie et lui sera décerné le titre honorifique de « Docteur honoris causa ». Puis il enchaîne les directions d’orchestres internationaux, Stuttgart ou Bruxelles à la tête duquel il dirigera notamment la finale du prestigieux concours de la Reine Elisabeth. « C’est un excellent orchestre moderne avec 90 musiciens, à chaque concert on interprète au moins une œuvre du 21ème siècle qui plaît au public », souligne-t-il, « on revient du Japon avant de faire une tournée au Royaume-Uni puis en Autriche, c’est un très bel orchestre avec de belles couleurs, je suis un chef d’orchestre comblé ». Lui, l’enfant qui a grandi auprès de deux sœurs admiratives de son talent s’est nourri de cette appétence pour la musique auprès d’éducateurs et d’enseignants hors pair comme Maître André Dumortier, lauréat au piano du prix de la reine Elisabeth. Polyglotte, il domine l’orchestre de Bruxelles de sa haute taille, de ses gestes maîtrisés, de sa chevelure en mouvement. La parole est douce, bienveillante, le travail est exigeant même si le don continue à l’accompagner sans cesse. (Photos Thierry Thorel et Archives famille Denève)
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